Un blog ? Pas vraiment. Plutôt une bouteille à la mer. Et si ce qu'elle contient parvient à intéresser quelqu'un, et surtout le toucher, elle n'aura pas été inutile.
Je consigne ici au jour le jour ce qui me passe par la tête pour tenter de faire un portrait sans complaisance de ce que je suis, de ce que je vis. Ce que je dis dans ce "blog" à défaut de l'appeler autrement, est donc authentique, sinon où serait l"intérêt ?
Il va de soi que pour la compréhension, il vaut mieux commencer par le début...
P.S. : Si jamais vous vous offusquez des intitulés de mes articles, ceux-ci vous rappelant vaguement quelque chose, sachez que je suis déjà au courant depuis bien longtemps. Et que je maintiens ma position de l'époque.
J'écoute : Gilbert O'Sullivan, pour changer. Je regarde : passer ma vie. Je lis : Fondation - Isaac Asimov Je joue : au Spider solitaire. Je mange : hélas. Je bois : pas. Je cite : J'aurais jamais cru que j'allais être vieux si jeune. (d'après "La Madeleine Proust" - Laurence Sémonin). Je pense : que j'ai laissé passer ma chance. Si chance à courir il y avait... Je rêve : plus, c'est fini. (mis à jour dimanche 15 janvier 2012 à 20:32)
La période de remise de récompenses en tous genres va bientôt s'ouvrir. Des interminables et conséquemment soporifiques « Victoires de la Musique » aux tout aussi lénifiants « César », en passant par les « Molière » qui semblent avoir du plomb dans l'aile cette année et les « NRJ Awards », étrangement écartelés entre la promotion de quelques artistes labellisés Universal Music en mal de succès et la prime quasi automatique aux seuls plus gros vendeurs, la liste est hélas longue.
En dehors de l'inintérêt souvent patent de ces soirées, le pire est quand même de voir les commentateurs se gargariser du succès d'un tel ou d'un autre en précisant que le lauréat a raflé plusieurs récompenses. On en est même arrivé à la rafle des nominations depuis quelques années, c'est dire !
Rafler... Ce verbe est trop associé à une période sombre de notre histoire pour être employé innocemment et, surtout pour des occasions aussi légères et futiles, pour ne pas provoquer chez moi un malaise.
Quand il n'est pas tout simplement employé à contresens... Combien de fois aura-t-on entendu qu'un tel a "raflé deux César ou Victoires" ? Jusqu'à plus ample informé, rafler signifie "s'emparer de tout ou de la plus grande partie de quelque chose". Quand « Le dernier métro » remporte dix César sur douze possibles, et en mettant de côté l'objection faite ci-dessus, on peut effectivement parler de rafle. Mais pas quand on en gagne deux ou trois voire pire, un seul !
Je m'en désolais déjà récemment, je sais, mais les médias sont vraiment désespérants. Et rien ne permet de penser que ça pourra s'arranger un jour...
En réponse (forcément discrète puisque cantonnée ici) au post du jour de Marguerite-Deraille et en manière de suite à ce que j'avais écrit voilà fort longtemps...
Finalement, c'est sans doute cela le seul réel talent de Sylvie Vartan, avoir pendant cinquante ans fait croire à son public qu'elle en avait !
Pour les amateurs, « Déprime » vaut le détour aussi... ^^
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Le 2 janvier, j'ai acheté un attelage d'occasion pour ma Xsara, une étonnante façon de débuter l'année...
Et je n'ai toujours pas eu le courage d'y jeter un œil depuis...
Espérons qu'il ira !
Je suis parti à l'armée en février 1993. Inévitablement, ceux qui me précédaient avaient été enrôlés en 1992.
En pied de nez aux vicissitudes de la vie militaire, on avait adopté la devise
« 92, année de la loose* ! 93, année de la baise ! »
dont il ne fait aucun doute qu'elle a dû être réinventée dans toutes les casernes de France ces années-là, sans la moindre concertation toutefois. Mais les grands esprits se rencontrent toujours, dit-on...
Nous voilà en 2012. Et 2013 nous attend... La rime sera-t-elle aussi riche ?
En attendant, je crois que je n'ai jamais commencé une année avec un moral aussi bas... Mais peut être que je dis ça chaque fois ?
* Je sais, il aurait été correct d'écrire "lose" mais personne n'aurait compris...
J'aime bien cette photo. La douceur, la simplicité, la complicité, la tendresse. C'est la quintessence de ce à quoi j'aspire.
Mes espérances ne sont tout de même pas si extraordinaires, il suffit de regarder autour de soi pour s'apercevoir que c'est même à la portée du premier venu ! Sauf de moi...
Vous auriez une solution, vous ?
* « P comme Pastiche » écrit en alphabet... cyrillique, évidemment. ;)
Noël se passera cette année encore sous le soleil. Le jour de Noël j'entends. Quoi de plus déprimant ? Groumpf !
Curieusement, lorsque j'ai essayé de réfléchir au petit jeu d'Alex, je me suis rendu compte que je disposais d'assez peu de souvenirs de Noël, heureux ou malheureux.
Néanmoins, rien ne m'a jamais plus durablement marqué que ces Noëls passés sous un soleil radieux, sud oblige, aux antipodes des images d'Épinal associées à ces festivités. Avec l'impression qu'on nous volait une partie du rêve, de la magie. A tel point que ça me fait encore fulminer aujourd'hui alors qu'a 42 ans, la raison devrait pourtant l'emporter...
Je ne me leurre pas, voir la neige au sud de Lyon est un phénomène exceptionnel. Mais je n'en demande pas tant, juste du ciel gris, pour aller avec l'ambiance hivernale. Comme je l'avais évoqué une fois, le soleil en hiver, c'est à peu près aussi insupportable que la pluie en été.
Toutefois, plus positivement, j'ai un ou deux souvenirs précis attachés à l'enfance à propos de Noël.
Le premier concerne le Père Noël, dont il semble que je n'aie jamais été dupe.
L'entreprise où travaillait mon père avait un comité d'entreprise généreusement doté qui lui permettait de faire un cadeau de Noël à chacun des enfants des employés jusqu'à leurs treize ans. Voilà qui arrangeait bien mes parents qui étaient très loin de rouler sur l'or. Au début, ils choisissaient pour nous puis plus tard, nous allions nous même choisir nos cadeaux en plein cœur de juillet dans le local du CE transformé en salle au trésor où étaient exposés pour l'occasion tous les articles du catalogue afin de faciliter le choix. Les cadeaux étaient ensuite livrés aux parents à la mi-décembre à l'issue de « l'arbre de Noël » de l'entreprise avant d'être dissimulés astucieusement (croyaient-ils) par leurs soins dans un placard quelconque jusqu'au 24 au soir. Et c'est là que j'interviens puisque qu'évidemment, je ne manquais jamais de découvrir la cachette et d'aller rendre une visite quotidienne aux paquets pendant la dizaine de jour où ils devaient rester secrets. Non sans bien sûr entraîner mon frère avec moi. Gamin, j'étais très sadique, je crois. Alors le Père Noël, parlez-m'en...
Avec l'âge, ce qui m'amuse le plus, c'est de voir à quel point la perception du temps qu'on peut avoir quand on est enfant est distordue, car la dizaine de jours évoquée ci-dessus me semblait alors durer une éternité...
L'autre souvenir, il concerne « l'arbre de Noël » évoqué plus haut. Non content d'offrir un cadeau à tous les enfants, le CE était également suffisamment riche pour organiser chaque année un spectacle à la salle des fêtes de la ville, avec force clowns, magiciens et chanteurs. Le plus magique dans tout ça, c'est qu'on nous remettait à l'entrée un grand sac rempli de victuailles diverses : des caramels, des papillotes, des pièces en chocolat, des pâtes de fruit, une brioche, une orange et quelques mandarines et surtout, surtout, CGT oblige, un invendu de Pif Gadget qui faisait le bonheur du bricoleur en herbe que j'étais. Paradoxalement, malgré tous les cadeaux de Noël que j'aurai jamais reçus dans ma vie, je crois que ce sont ces sacs aux trésors dont je me souviendrai avec le plus de nostalgie au moment de ma mort, puisse-t-elle être la plus tardive possible.
Le mieux ? Une année, une seule dans toute mon enfance, il a copieusement neigé le jour de cet « arbre de Noël ». Qu'espérer de plus ?
Les lunettes sont déjà de retour chez l'opticien...
Après avoir constaté des rayures étranges sous certains angles d'éclairage, je les ai ramenées histoire de voir ce qu'ils (elles en l'occurrence, il n'y a que des femmes dans ce magasin) en disaient. Craignant de me faire renvoyer sur les roses, contré par l'argument d'un entretien hasardeux de ma part avec un chiffon inadéquat, il n'en a rien été. La personne qui m'a reçu a reconnu un défaut dans le verre que je n'aurais en aucun cas pu causer. Le verre va donc m'être changé sans frais. Ouf !
Véhiculé par ma mère puisque j'avais jumelé ce passage chez l'opticien avec ses courses hebdomadaires (économies d'essence obligent), je l'ai donc accompagnée à Intermarché dans la foulée, ce qui m'a permis de croiser pour la seconde fois un petit cub proprement irrésistible qui m'avait déjà tapé dans l'œil la semaine passée dans les mêmes circonstances.
Si seulement j'avais vingt ans de moins, et un peu plus de courage...
Cela dit, malgré une tenue qui pourrait suggérer qu'il œuvre dans la maçonnerie ou le plâtre, rien n'indique qu'il soit pour autant « du bâtiment* ».
Il n'empêche, je me demande si je ne vais pas rendre régulières mes visites à Intermarché le mardi matin, pour le simple plaisir de l'apercevoir. On est peu de choses !
Quelle chose étrange que le désir... Quand on prend deux secondes pour y réfléchir, c'est quand même assez absurde d'en ressentir une bouffée intense pour quelqu'un qu'on ne connaît ni d'Eve ni surtout d'Adam. Vouloir le toucher, le sentir, le goûter, l'embrasser - sans même parler du reste - toutes choses qu'on refuserait pourtant avec un intense dégoût au premier quidam rencontré dans la rue...